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Interview engagée : Sébastien Arsac porte-parole L214

Interview engagée : Sébastien Arsac porte-parole L214
13 juillet 2015 N.
In Interviews

Chez Veggiebulle, on aime assez les super-héros : Daredevil, Arrow, The Flash, etc. Pourtant, ce que l’on aime encore plus que les personnages de comics américains, ce sont les vrais héros : ceux qui agissent au quotidien, notre quotidien ! Du coup, interviewer Sébastien Arsac de L214, c’est un peu comme poser des questions à Superman, mais en mieux : rencontre avec l’un des porte-parole d’une organisation qu’on admire.

Bonjour Sébastien. Tout d’abord, quel a été l’élément déclencheur de ton véganisme et depuis quand travailles-tu avec L214 ?

J’ai d’abord été végétarien. Une décision prise du jour au lendemain, il y a une vingtaine d’années. À l’époque,  j’étais contre la chasse, la corrida et c’est en lisant une BD, Le Lama blanc d’Alexandro Jodorowsky, que j’ai réalisé que la viande était une option, une option qui conduit une myriade d’animaux à la mort prématurée. Cette simple décision a bouleversé ma vie.

Le passage du végétarisme au véganisme a été un détail que je ne saurais même pas dater. Ça s’est fait progressivement, par va-et-vient, entre volonté de cohérence et réflexions stratégiques. Aujourd’hui, le choix entre végétarisme et végétalisme est plus facile. Il est même plus simple de défendre le véganisme que le végétarisme. Sinon, je travaille avec L214 depuis le début et même un peu avant 😉

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Qu’est-ce qui t’a fait choisir L214 plutôt qu’une autre organisation ?

Je suis un des co-fondateurs de L214. Avec d’autres militant-e-s, biberonnés aux Cahiers antispécistes, nous avions acquis de l’expérience en créant depuis la fin des années 90 différents événements autour de l’antispécisme. En 1998, par exemple, nous avons organisé la première manifestation pour l’égalité animale en France. Le parcours de la manif passait par un centre d’élevage de primates et se terminait devant un abattoir. Nous devions être entre 300 et 400 personnes, mobilisation organisée par courrier postal… Ensuite se sont enchaînés plusieurs projets comme les campings antispécistes (devenus les Estivales de la question animale), la caravane antispéciste, la Veggie Pride, ou bien encore des actions ponctuelles comme le blocage partiel de portes d’entrée au Salon de l’agriculture. Puis est venu le temps de Stop Gavage, campagne d’opposition au foie gras, et enfin L214, nom qui m’a été inspiré par le titre du film L.627 de Bertrand Tavernier.

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Manifestation pour l’égalité animale – 9 mai 1998

Tu es porte-parole : en quoi consiste ton travail au quotidien ?

Porte-parole, c’est quand il s’agit de parler aux médias ou en public, mais le travail principal est en amont bien sûr. Avant d’en arriver là, il faut aller chercher l’information, que ce soit dans des rapports, des documents scientifiques et aussi, pour une grande part, sur le terrain. C’est une bonne partie de mon boulot. Je me souviendrai toute ma vie de la première fois où j’ai mis les pieds dans une salle de gavage avec mon petit camescope familial : 1000 têtes de canards silencieux coincés dans des cages à la taille de leur corps. J’ai cru que la diffusion des images sonnerait le glas du foie gras. C’est plus compliqué que ça. Depuis, j’ai tourné beaucoup d’images, notamment en caméra cachée dans un abattoir Charal.

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L214 semble être sur tous les fronts : comment faites-vous pour organiser tant de campagnes ?

On se demande surtout comment on pourrait en faire plus ! Nous sommes actuellement une dizaine de personnes à consacrer tout notre temps à L214 . Suivant les principes d’organisation de l’incroyable militant Henri Spira (http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article256), nous essayons de limiter au maximum les frais de structure (nous n’avons pas de bureau) et par-dessus tout, nous avons un niveau d’engagement et une motivation à toute épreuve. Nous avons la chance de travailler pour une cause qui donne du sens à la vie. Du coup, nous y sommes, du matin au soir.

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Y a-t-il des campagnes plus difficiles à médiatiser que d’autres ?

Oui c’est sûr. Mais il y a toujours des possibilités pour s’en sortir. Les poules pondeuses en cage provoquent moins l’empathie que les chevaux dans une bétaillère, il est donc plus facile de militer autour du transport des chevaux. Mais si on apporte un contenu émouvant, il est toujours possible d’attirer l’attention et de changer les regards. Il suffit par exemple de voir les premiers pas sur l’herbe d’une poule toute déplumée ayant passé sa vie dans une cage sur un sol grillagé pour saisir toute l’ineptie de ce type d’élevage.

Aussi, je crois que nous démontrons que même avec une position abolitionniste, même en réclamant la fermeture des abattoirs, nous restons audibles pour les médias et le grand public. Il faut trouver l’attitude juste, en apportant du fond, des arguments. Sans agressivité, il est possible d’être écouté. Et nous devons nous effacer derrière les animaux, ce sont eux les meilleurs porte-parole.

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Toi qui parles avec beaucoup de personnes non concernées (ou peu concernées) par la défense des animaux, vois-tu les mentalités changer ? Es-tu optimiste ?

Oh que oui ! Il y a 15 ans, je me levais de bonne heure pour aller acheter le dernier magazine qui consacrait un article sur la question animale. C’était un événement. Aujourd’hui, il n’y a pas un jour sans qu’un article, un dossier, un livre ou une émission consacre une place importante à cette question. Aussi Internet a totalement changé la donne : 250 000 personnes nous suivent sur la page Facebook. Nous publions tous les jours de nouveaux contenus. Je n’ose pas imaginer ce que ça coûterait en timbres… J’ai connu l’époque où il n’y avait même pas de lait ou yaourts de soja dans les supermarchés. Je ne suis pourtant pas si vieux, 42 ans cette année. Une révolution est en marche !

Prévoyez-vous des campagnes durant l’été ?

Oui bien sûr. Nous avons vu l’enfer des animaux, il est sur terre et nous allons le montrer d’ici la fin de l’été. Je ne peux rien dévoiler de plus pour le moment, mais j’espère que le choc sera à la hauteur des images et qu’il fera bouger les lignes.

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Aujourd’hui, quel est le meilleur moyen de vous aider concrètement ?

Le meilleur moyen de nous aider, c’est de nous suivre sur la page Facebook et de s’abonner à notre lettre d’info (http://www.l214.com/lettre). Nous lançons régulièrement des appels à actions allant du partage d’images, en passant par des campagnes de mobilisation sur les réseaux sociaux ou encore des appels à manifestation. Nous partageons aussi des vidéos drôles et émouvantes sur notre page Facebook. Avec des centaines d’interactions chaque jour, je vous assure qu’on ne s’y ennuie pas !

Aussi bien sûr, en tant qu’ONG, nous dépendons à 100% du soutien financier des personnes qui apprécient notre travail. On adhère à L214 par un don à partir de 1€ : https://don.l214.com/

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Enfin, et de manière plus légère, quelles sont tes adresses préférées à Paris pour faire tes courses ou pour sortir et manger végétalien ?

J’habite à Lyon et je ne fais pas mes achats ni mes sorties en TGV 😀

Pour les courses, c’est vraiment banal : supermarché, marché de producteurs et la Biocoop près de chez moi. De temps en temps, des courses en ligne chez Un monde vegan (http://www.unmondevegan.com/). Avec Jean-Luc, créateur d’UMV, on a mené quelques actions militantes par le passé, ça tisse des liens !

Pour les resto,  il y a peu d’offres à Lyon, mais avec VegOresto, notre nouvelle campagne pour populariser le 100% végétal dans la restauration, on peut trouver son bonheur : 13 restos sur Lyon (http://vegoresto.fr/chercher-un-restaurant/?dep=69) où manger vegan.

À Paris, l’engagement à la source du Gentle Gourmet Café, du Végébowl et de Hank force mon admiration. Et je suis certain que c’est le cas de la plupart des lieux veggie. Ce sont grâce à eux et aux personnes comme vous à VeggieBulle que le mouvement grandit et s’épanouit. Jusqu’à la libération de tous les animaux !

Merci à Sébastien d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et merci à L214 pour son incroyable action en faveur des animaux !

 

Comments (4)

  1. Ange Toinel 4 ans ll y a

    S’indigner et s’engager !

  2. l'Ours 4 ans ll y a

    On aurait aimé une photo, c’est bien de pouvoir poser un visage sur un discours aussi militant !

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  1. […] du Tome 1 à l’Association PRO ANIMA. Pour ce second volet, j’ai choisi de soutenir l’asso L214, oeuvrant pour une pleine reconnaissance de la sensibilité des animaux et l’abolition de […]

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